Hollywood : sexe, mensonges et cinéma

«Hollywood est réputé pour ses studios de cinéma, les sièges sociaux des grands groupes cinématographiques et pour être le principal lieu de résidence de nombreuses stars», nous apprend dès les premières lignes la notice Wikipédia.

Or on croisera sans doute plus de sex-shops et de magasins de lingerie que de stars à Hollywood. C’est à la fois un lieu commun et une erreur répandue : Hollywood, « ville des stars et capitale de l’industrie cinématographique ». D’Hollywoodienne, cette industrie ne conserve aujourd’hui que le nom.

Car des studios de cinémas, il n’y en a presque plus. Très tôt dans le courant du XXème siècle, ils ont déménagé dans la vallée de San Fernando, c’est-à-dire de l’autre côté des collines rendues célèbres par le célèbre Hollywood sign. A Hollywood, seuls restent les studios de la Paramount et de Sunset-Gower (anciennement Columbia), de grands entrepôts aux murs blancs et au look parfois défraîchi, encadrés par des rues à éviter le soir.

Seule l'entrée de la Paramount garde encore un peu d'éclat.

Car l’une des uniques artères animées d’Hollywood, c’est le Hollywood Boulevard, celui du Walk of Fame et de ces cinémas légendaires — du Mann’s Chinese Theater au Kodak Theater (où a lieu chaque année la remise des Oscars), mais aussi de ces boutiques à bijoux discount, sex-shops et bouibouis à l’hygiène douteuse qui vendent des parts de pizza.

Cette culture «cheap» s’est solidement ancrée sur le boulevard, au point que Frederick’s of Hollywood, magasin de lingerie coquine depuis 1946, est lui aussi devenu une institution citée dans les guides touristiques. Son sous-sol abritait encore, avant son déménagement il y a quelques années, le Lingerie Museum et le Lingerie Hall of fame, avec les dessous de Marilyn Monroe, Judy Garland, Ava Gardner ou Madonna, parmi ceux d’autres «célébrités» plus discrètes.

À deux blocks de là, sur Sunset Boulevard, les légendes du porno ont laissé leurs empreintes au Porn Walk of Fame, sur le parvis du «Pussycat Theater». Tout un programme, qui laisse pourtant indifférents les rares passants et touristes sur ce trottoir déserté.

N’en déplaise à Wikipédia, ce n’est bien évidemment pas là qu’habitent les stars ; elles se réfugient à West Hollywood et Beverly Hills, dans des quartiers plus verts et des propriétés lardées de panneaux «Bel Air Patrol – Armed Response». Elles posent le pied à Hollywood les grands soirs d’avant-premières, pour lesquelles les cinémas d’Hollywood Boulevard restent un must.

Telle est la réalité de cette artère, la plus célèbre au monde, qui dépasse les Champs-Élysées en termes de rayonnement «culturel». Ce qu’on en voit aujourd’hui, ce sont aussi les premiers résultats du lent programme de réhabilitation lancé dans les années 1970 et 1980, destiné à contrer le déclin du Boulevard, à une heure où les cinémas fermaient, où le Walk of fame s’encrassait et où les sex-shops faisaient des petits.

Chaque personne qui reçoit une étoile doit accepter de participer à une cérémonie de présentation et verser 25 000 dollars. Lassie a du casser sa tirelire. (En réalité, ce sont souvent les maisons de production qui déboursent pour l'artiste, dont la couverture médiatique est assurée par l'inauguration de l'étoile.) Rintintin aussi a son étoile.

Et les autorités continuent de prendre des mesures dans le but de redonner de l’éclat à une rue rongée par la «beaufitude». Au printemps 2010, un décret a ainsi rendu illégal le fait de se promener costumé sur Hollywood Boulevard, éradiquant par là une pratique intégrée au paysage, qui voulait que des Shrek, Superman et autres super-héros se tiennent à disposition des touristes et de leurs objectifs, en échange de quelques dollars.

(Voir la vidéo, après l’éventuelle publicité)
Vodpod videos no longer available.



«Even by Hollywood’s standards, this was a strange afternoon», commente le journaliste.

Car Hollywood a toujours été le lieu de l’extravagance : drag-queens, transgenres, et autres déjantés y sont dans leur univers. Souvenez-vous de cette vidéo qui avait fait le tour du net il y a quelques années : le réalisateur hispanique Javier Prato avait choisi Hollywood Boulevard pour déshabiller Jésus sur «I will survive».

Crédits photos. Une : Hollywood Boulevard (DR), L’entrée des studios Paramount Pictures (Orchillers, 2010), Sex-shop à Hollywood (DR), L’étoile de Lassie (Bouleis, 2010).
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Comments
One Response to “Hollywood : sexe, mensonges et cinéma”
  1. Johne767 dit :

    Really appreciate you sharing this post.Thanks Again. Really Great. dgkgkeegkgaa

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